(é)Prise de parole

Métiers du « care » et confinement. Et après?*

Depuis ce printemps 2020, nous traversons une crise sanitaire sans précédent. Certain.e.s y voient un prélude à d’autres grandes crises à venir ou en passe de s’aggraver (crises climatiques et migratoires entre autres), certainement plus redoutables, mortifères, et suggèrent qu’on en tire des « leçons ». Car la crise met en lumière les failles de chacun.e mais aussi celles de nos systèmes économiques, politiques et sociaux.

Au cœur de ceux-ci, les systèmes des soins de santé, de la petite enfance, de l’éducation et de l’aide aux plus vulnérables ont été plus que les autres mis en lumière pour leur bravoure. Alors qu’ils demeurent les parents pauvres de notre économie néolibérale, ces secteurs ont fortement dû s’adapter et aller au front pour maintenir des conditions de vie dignes et/ou acceptables pour les autres citoyen.ne.s. Certain.e.s ont applaudi sur leur balcon les infirmier.e.s. Ces applaudissements auraient pu aussi résonner pour les gardiennes d’enfants, les travailleur.se.s des maisons de repos, les auxiliaires de soins, les aides ménagères, aides familiales, aides aux sans-abris, métiers souvent à tort dévalorisés, tant socialement que d’un point de vue pécuniaire, puisque majoritairement endossés par des femmes soi-disant « sans qualification ».

Il aura fallu cette crise pour mettre en lumière les difficultés de leurs tâches, les prises de risques, le stress qu’iels encourent. Mais également le manque de moyens alloués aux infrastructures de travail dans lesquelles iels accueillent les plus vulnérables de notre société : petits enfants, personnes malades, âgées, isolées, sans revenu, sans toit aussi parfois.

Nous avons rencontré 2 travailleuses et les avons interrogées sur la façon dont elles avaient personnellement vécu le confinement, mais également du point de vue de leur environnement de travail. Quelles adaptations avaient dû être mises en place chez l’une. Et quel soutien extérieur, bénévole avait suscité cette attitude de soin chez l’autre.

Voici les vidéos de ces rencontres avec respectivement Sophie Bodarwé, travailleuse à la Fédération des Maisons Médicales, mais également bénévole pour le projet ‘Sortir du Bois‘ qui désire aider des personnes sans-abris à retrouver une vie « normale » … 

….et Nadia Uwera,  intervenante psychosociale dans le service « Accueil et hébergement » du CVFE.

Nous les remercions chaleureusement pour le temps qu’elles nous ont consacré…

                                                                      …& pour tout le bien qu’elles apportent à la société! *