(é)Prise de parole

Rencontre avec Anne Borlée & les Tisseuses d’Obscur…*

. . . ou « Si les écoféminismes m’étaient contés… »

Nous avons rencontré Anne Borlée, artiste et créatrice de la conférence contée Les Tisseuses d’Obscur, qui entremêle les écoféminismes, la mémoire qui nous revient du Massacre des Sorcières, et bien d’autres pensées ensorcelantes encore…

Les écoféminismes sont de notre temps! Car ils allient des combats qui nous animent, alliant l’oikos/éco -racine double de l’écologie et de l’économie– & les féminismes. Ces combats sont pluriels, car ils se nourrissent avec enrichissement de l’intersection des luttes. Aujourd’hui, nos vies, nos corps, nos enfants, nos foyers, notre planète sont au bord de l’effondrement sociétal et environnemental. Nous ne désirons pas ici nous voiler la face, mais bien chercher des solutions à hauteur d’homme et de femme! Anne Borlée est conteuse et semble s’être formée à l’école de la vie comme elle va. Elle n’est pas à proprement parler une « théoricienne des écoféminismes », mais elle ne nous en parle pas moins en pesant chaque mot. L’apanage d’une jeune femme qui sait la résonance que recèle chacun d’eux.

Dans notre publication de fin 2019, Si les écoféminismes m’étaient contés…, nous avons abordé et questionné avec elle l’art du conte, l’oralité dans les peuplades traditionnelles et celles d’autrefois, les traditions orales, anciennes, leurs racines ancestrales qui nous plongent dans la terre, son corps et sa sensorialité. Matière fertile aux réflexions brûlantes de notre époque : comment militer autrement pour notre Terre, pour ses enfants ? Pour dissoudre les clivages mortifères entre le Féminin et le Masculin, le Corps et l’Esprit, la Terre et le Profit.

Nous vous présentons ici en sons et images quelques extraits de notre rencontre. Nous espérons qu’ils vous donneront la curiosité de dérouler plus loin encore ce tissage d’idées autour des écoféminismes.